Une problématique sanitaire soulevée

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Comme je l’indique dans les pages précédentes, la femme se voit saigner pas loin de 500 cycles durant sa longue vie fertile. Plus de 11000 tampons ou serviettes hygiéniques permettent de remédier à tout ce sang menstruel.

Les muqueuses du vagin sont incroyablement perméables : leur capacité d’absorption est considérée comme 10 fois plus puissante que la capacité d’absorption digestive. Et lorsque ces muqueuses sont au contact de tous ces produits plusieurs jours par mois sur toute une vie, l’appareil reproducteur féminin finit par être sévèrement impacté.

C’est dans ces conditions que l’on se rend compte que notre pauvre petit abricot si innocent a été envahi de matières synthétiques, ceci des années durant. Les femmes qui ont été et qui sont au contact des tampons et des serviettes hygiéniques conventionnelle ne sont pas indemnes de traces de produits toxiques dans leur sang.

On devrait imiter Donita Sparks, la chanteuse américaine du groupe L7, et leur balancer un tampon usagé en plein dans leur tronche, en gueulant « Eat my used tampon fuckers ! ». Acte qui est quand même compté parmi le Top 10 des concerts les plus scandaleux de tous les temps.
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Donita Sparks balance son tampon usagé dans son public – 1992, Reading Festival, Angleterre.

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Aujourd’hui, nous avons la chance de pouvoir y remédier en modifiant nos modes de vie, contrairement aux générations de femmes actuellement ménopausées qui, démunies de tout savoir sur la composition des produits hygiéniques, y ont été exposées tout au long de leur vie féconde.

A l’époque, on ne se posait pas de question sur une quelconque toxicité. C’était pratique et efficace, ça s’arrêtait là.

Aussi, qu’en est-il des personnes au contact des muqueuses féminines lors d’un rapport sexuel ? Sont-elles aussi vulnérables ?

Quelles sont les conséquences pour le foetus qui se développe dans un environnement abimé des années durant par les produits chimiques considérés comme les plus néfastes au monde ?

Dans son documentaire Nos enfants nous accuseront, le réalisateur Jean-Paul Jaud rassemble des arguments de taille, prouvant l’impact des pesticides sur la santé humaine et sur l’environnement.
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Nos enfants nous accuseront (2008), un documentaire signé Jean-Paul Jaud.

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Le professeur Charles Sultan, spécialiste de l’endocrinologie pédiatrique du CHU de Montpellier, met en évidence une problématique éminemment importante : l’origine foetale de certaines maladies. Plus de 300 polluants chimiques ont été détectés dans le sang du cordon ombilical de 30 nouveaux-nés. Au moins les 2/3 de ces produits sont considérés comme des perturbateurs endocriniens. Même si ces produits existent à l’état de trace, la problématique sanitaire reste réelle et considérablement dangereuse pour l’avenir.

Malheureusement, nous sommes encore bien trop démunies d’informations  et possédons seulement quelques maigres idées sur les graves conséquences sanitaires induites par ces toxiques, faute du manque d’études scientifiques et de santé publique primaire.

Cependant, la plupart des polluants retrouvés dans les produits de l’hygiène intime sont aussi catégorisés comme des perturbateurs endocriniens. De quoi faire un lien entre ses produits et maladies comme endométriose, Syndrome du Choc Toxique ou cancer de l’appareil génital ? Et pourquoi pas inclure les malformations génitales dont certains nouveaux nés sont victimes ?

Qu’en est-il de ces pathologies féminines ? Quels sont les facteurs favorables à la santé génitale des femmes pour éviter de contracter ces maladies ?
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Bibliographie

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