Le cycle menstruel

L’organe reproducteur féminin fonctionne selon un cycle répétitif, renouvelé tous les mois, appelé le cycle menstruel. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’on le compare dignement au merveilleux cycle de la lune.

Le grand mystère des règles – Jack Parker, édition Flammarion

Chaque cycle dure en moyenne 28 jours, il est composé de 3 parties, appelées également phases.

Du 1er au 6ème jour (je le rappelle, c’est une moyenne) : la phase folliculaire.

Il s’agit de l’écoulement du sang à l’extérieur du vagin, plus connu sous les noms de règles, menstruations ou menstrues. Signe de fertilité et d’absence de grossesse, le sang des règles indique qu’aucune fécondation n’a eu lieu lors du cycle précédent. Cet écoulement provient de l’endomètre, fine paroi de l’utérus, qui se désagrège et se lèse naturellement : il expulse une partie des tissus de sa muqueuse grâce au sang. L’épaisseur de l’endomètre qui était de 5 mm au 1er jour passe à 0,5 mm approximativement au 6ème jour.
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Quelle est la différence entre ovule et ovocyte ?

La fécondation désigne la rencontre entre le spermatozoïde, provenant de l’appareil génital masculin, et l’ovocyte, venant de l’appareil génital féminin. Leur fusion aboutit à un ovocyte fécondé, l’ovule, qui donnera naissance 9 mois plus tard à un bébé. Le terme « ovule » est donc inapproprié dans le langage courant, puisqu’il désigne l’ovocyte déjà fécondé.

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Du 7ème au 14ème jour : la phase ovulatoire.

Cette phase est orchestrée  par les oestrogènes, hormone prédominante au cours de cette période. Elles assurent de nombreuses fonctions, notamment celle de faciliter l’accès aux spermatozoïdes jusqu’à l’utérus par ouverture du col et sécrétion de la glaire cervicale, liquide visqueux perméable aux spermatozoïdes. Plus communément appelé pertes blanches, ce liquide assure également la protection de l’utérus de toutes bactéries.
La production d’oestrogènes est cessée au moment de l’ovulation, c’est-à-dire lorsque l’ovocyte prêt à être fécondé est libéré de l’ovaire, parcourt les trompes de Fallope et se déverse dans l’utérus. L’endomètre a atteint une épaisseur de 3 mm.
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Pourquoi appelle-t-on les glaires cervicales ainsi ? Comment faire le lien entre les glaires et la fertilité ?

– Les glaires sont une matière visqueuse, sécrétée par les muqueuses. Dans le cas de l’appareil génital féminin, elles proviennent des muqueuses cervicales, qui se rapportent à un orifice en forme de col : l’utérus. Ici, le mot cervical vient du latin cervix (uteri), signifiant « col (de l’uterus) ».

– Observer sa glaire cervicale est une méthode contraceptive adoptée par certaines femmes, que l’on appelle « la méthode de Billings ». La qualité de ce liquide est évolutive au cours du cycle, permettant de connaître approximativement la période d’ovulation : translucide, fluide et visqueux de la fin des règles jusqu’à l’ovulation, puis blanchâtre, opaque et épais de l’ovulation jusqu’au début des règles.

Nota bene : Si la glaire cervicale est de couleur jaune ou verte, il peut s’agir d’une infection génitale. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à contacter un gynécologue ou le centre de planification.

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Du 16ème au 28ème jour : la phase lutéale.

La progestérone, seconde hormone prédominante du cycle, prend la relève des oestrogènes. Elle permet à l’utérus de se modifier : son endomètre s’épaissit de plus belle et  atteint les 5 mm pour accueillir l’ovocyte, assez mûr pour être fécondé. Elle permet également au col de l’utérus de se refermer, afin de mieux conserver l’embryon si fécondation a eu lieu. Aussi, les glaires cervicales s’épaississent pour empêcher le passage des spermatozoïdes.
En absence de fécondation, l’ovocyte « éclate », entraînant une nouvelle désagrégation de l’endomètre. S’en suivent donc les règles : le 1er jour de saignement annonce le passage au cycle suivant.


Utiliser une application pour suivre son cycle menstruel : confiance ou méfiance ?

Plusieurs applications permettent de surveiller de près le cycle menstruel, les manifestations qui lui sont liées, et les jours les plus propices à la fécondation. Mais attention, les données à fournir à ces applications peuvent relever de l’intime : l’humeur, la fréquence des rapports sexuels, l’aspect des glaires cervicales, le poids, la taille…
La protection de ces données n’est pas toujours assurée. Des sociétés spécialisées dans le marketing peuvent avoir accès à ces informations et activer des publicités géolocalisées, malgré les politiques de protection de la vie privée assurées par les applis. 

Si je devais recommander une de ces applications dédiées à la santé génitale féminine, je souhaiterai citer Clue.

Application Clue

Créé en 2013 par Ida Tin, Danoise curieuse de son anatomie féminine, ce   petit bijou numérique à la pédagogie originale permet un suivi précis du cycle menstruel en cours. Qu’il s’agisse de la date des prochaines règles, des humeurs liées aux variations du cycle et du SPM ou encore des jours favorables à la fécondation, elles dévoilent absolument tout !


La créatrice affirme se servir de ces données pour réaliser de sérieuses études scientifiques au sein de son entreprise. Elle est également en partenariat avec les départements de recherches gynécologiques de trois universités nord-américaines et une européenne.

Nota Bene : Clue ne doit pas être utilisée comme moyen de contraception.

 

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Bibliographie

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